EXP’HAIR - Le podcast

En Aout 2023, j’ai eu la chance de participer à un Podcast avec les filles de “Exp’hair - Le podcast”. Venez decouvrir ce bel interview où je démistifie le médico-esthétique.

  • Bonjour tout le monde.

    Alors, aujourd'hui, on a un épisode bien spécial.

    On rencontre Janie Ethier.

    Elle travaille en médico-esthétique.

    Elle est infirmière clinicienne.

    - C'est trop intéressant, démystifier, un petit peu, des questions qu'on se pose, des fois, par rapport aux injections, à la médico-esthétique.

    En plus, elle nous partage quelques possibilités de choses que je ne savais même pas qui existaient, qu'on pouvait faire avec la médico-esthétique.

    Donc, ça va être un beau moment.

    On espère avoir posé les questions que vous vouliez savoir.

    On peut la suivre sur les réseaux sociaux sur ivoireclinique.

    - ivoire.medicœsthetique sur Instagram.

    - « Yes! »

    - Bonne écoute.

    - Bonne écoute.

    EXP'HAIR Le Podcast est un rendez-vous entre moi-même, Karine Sabourin, coach d'affaire spécialisée dans l'industrie de la beauté…

    - Et moi-même, Johanie Dubreuil, entrepreneure et technicienne beauté.

    Ensemble, nous voulons influencer notre industrie de façon positive sous forme de discussions et d'entrevues.

    - Chaque épisode sera un partage de nos expertises et intérêts pour l'industrie de la beauté, le leadership et le volet entrepreneurial.

    - Bienvenue dans notre salon.

    - Oh, je suis tellement contente, Janie, que tu sois avec nous aujourd'hui.

    Merci, vraiment, beaucoup, de prendre le temps dans ton horaire, la « mom life »…

    - Très occupée.

    - D'être occupée.

    - Oui.

    Merci, honnêtement, de me recevoir et de vous intéresser à moi.

    Je me sens vraiment très privilégiée d'être ici aujourd'hui.

    - Ça fait plaisir.

    - C'est très réciproque…

    - Oui.

    - Comme sentiment.

    Pour commencer, est-ce que tu aimerais te présenter, dire qu'est-ce que tu fais, pour qu'on puisse savoir tu es qui, pour les gens qui ne te connaissent pas?

    - Absolument.

    Mon nom, c'est Janie Ethier.

    Je suis infirmière clinicienne depuis maintenant 11 ans.

    Ça me vieillit un peu, quand je le dis, mais bon.

    C'est la réalité.

    Je suis infirmière clinicienne depuis 11 ans.

    Je travaille en médico-esthétique depuis un an, maintenant.

    - OK.

    - Oui, oui, oui.

    J'ai trois enfants.

    Et, si tu veux, je continue avec mon numéro d'assurance sociale et tout ce que tu veux savoir.

    C'est vous qui décidez, en fait.

    - Bien, j'ai un papier et crayon.

    Je vais le prendre.

    - OK, parfait, je te donne ça.

    Au pire, je te le donne après, genre.

    « Out… »

    - On est juste les trois, là.

    - C'est ça, c'est ça. Exactement.

    Fait que c'est moi.

    - Là, tu dis que tu es infirmière clinicienne.

    Qu'est-ce que ça veut dire, le mot « clinicienne »?

    - En fait, j'ai fait mon baccalauréat à l'Université Laval à Québec.

    Dans le fond, en termes d'infirmières, bien, tu as une infirmière auxiliaire, une infirmière technicienne, une infirmière clinicienne et, après ça, tu pars sur toutes les « super-duper » infirmières.

    Moi, je suis clinicienne.

    - OK.

    - OK, parfait.

    - Qu'est-ce qui t'a donné le goût d'aller dans le médico-esthétique?

    - C'est vraiment une drôle d'histoire parce que, bon, tu l'as dit tantôt, « la mom life ».

    J'ai trois enfants et j'ai toujours tripé

    sur tout ce qui était « tuning » médico-esthétique.

    Je suis quelqu'un qui aime beaucoup modifier les choses qu'elle a.

    Mais, bon…

    Modifier son apparence, on s'entend que c'est, comme, une autre étape dans une vie.

    Avec les enfants, on donne beaucoup son corps, aux enfants, on donne de son temps, etc.

    C'est beaucoup de sacrifices personnels, aussi, de changements corporels.

    Tout ça pour dire que, quand je suis arrivée à ma dernière…

    Donc, j'ai deux garçons puis une fille.

    À ma dernière…

    - Dis les âges, parce qu'ils sont quand même…

    - Ils sont rapprochés, ça va faire peur aux gens.

    Moi, je fais les choses avec intensité.

    Vous allez apprendre à me connaître.

    J'ai fait trois bébés en trois ans et demi.

    Mon plus vieux a cinq ans, mon deuxième a trois ans et demi, et ma dernière a un an et demi.

    - Bravo.

    - Ah, non, c'est quand même…

    - Oui.

    Honnêtement, j'ai amené papa dans ce projet-là, où nous, on aimait le fait d'être ensevelis de nos enfants le matin.

    On aimait le fait qu'ils soient en majorité.

    Tu sais que nous, on perde le contrôle et qu'on soit juste:

    « C'était quoi l'idée d'en faire autant? »

    C'est ça qu'on s'est dits.

    « Nous autres, ça nous tente. »

    - On pleure avec le café, mais de l'amour dans le coeur.

    - Oui, exactement!

    « On est donc bien ensevelis, et, comme au moins, on s'aime », tu sais, tant mieux.

    Ce que j'ai fait…

    En fait, j'ai eu, vraiment, une prise de conscience à ma dernière.

    Il était exactement 2 h 36 le matin, où je me réveillais d'un allaitement.

    J'allais faire mon petit pipi nocturne et je me suis regardée dans le miroir et ça faisait longtemps que je ne m'étais pas trouvée aussi laide.

    J'étais… J'ai l'impression que…

    J'étais maman au foyer.

    Ça faisait, déjà, quand même, plus de deux ans que j'étais à la maison.

    Quand je me suis regardée…

    Tu vas me dire:

    « Il y a les hormones, il y a la fatigue, etc. »

    Tu as raison.

    C'est vrai.

    Mais, jamais, je ne m'étais trouvée aussi laide.

    Je ne me reconnaissais plus.

    Ce n'était plus Janie pimpante, volubile, fière d'elle.

    Je n'avais plus ça. J'étais juste une mère.

    Et, c'est correct être mère. C'est beau, être mère.

    Mais là, je ne me retrouvais plus.

    Alors, l'idée m'est venue, de dire:

    « Tu sais, Janie… »

    J'avais eu des injections avant les enfants et ça m'avait apporté beaucoup de plaisir et d'excitation, honnêtement.

    Comme, l'expérience, j'avais trouvé ça vraiment cool.

    Je me suis dit:

    « Pourquoi ne pas faire ça? »

    Parce que là, au final, j'étais maman à la maison.

    Je ne retournais pas dans mon ancien emploi, donc j'étais, comme, en processus de recherche sur qui elle est, Janie, maintenant.

    Janie après enfants, c'est qui?

    Donc, 2 h 36.

    De là viennent, des fois, les bonnes idées.

    C'est venu de ça.

    - C'est beau, parce que ça va toucher tellement de monde, parce qu'on l'entend souvent.

    Moi, je suis coiffeuse donc j'entends, des fois, les femmes me dire, comme:

    « Ah, mes cheveux manquent de volume, manquent de ci… »

    Mais, c'est après l'accouchement.

    Il y a comme un vide entre la femme, le couple, les enfants, la mère.

    - Oui.

    - Qui elle est, la crise identitaire.

    - Ah oui, vraiment.

    - Exact.

    Toutes ces sphères-là demandent tellement de temps et là, le retour au travail…

    En tout cas, je pense que ça va vraiment chercher plein de monde parce qu'on n'a pas besoin d'avoir d'enfants pour se lever à 2 h36 et se trouver pas belle non plus!

    - Non, c'est ça, exact.

    Des fois, peu importe ce que tu vis au quotidien, que tu fais juste te dire:

    « Il me semble que là, là, je ne me ressemble plus.

    Je ne reflète plus qui je suis, à l'intérieur. »

    Et, dépendamment du chemin que tu vas emprunter, si c'est parce que tu es dû pour une nouvelle coupe de cheveux, tu es dû pour un voyage, peu importe, il y a tout l'aspect intérieur que tu vas projeter à l'extérieur.

    Moi, j'étais rendue là.

    Je n'étais plus bien avec qu'est-ce que moi, je projetais et, c'est de là que m'est revenue cette idée-là.

    - Puis, le parcours pour une infirmière qui aimerait faire de la médico-esthétique, c'est quoi?

    La formation, ou…

    - En fait, tu dois aller suivre ton cours dans une école de médico-esthétique qui est reconnue.

    La formation doit être offerte par un médecin en médecine esthétique, qui est formé, qui est compétent, qui est habilité à le faire.

    Puis, au terme de ta formation, qui n'est pas une longue formation…

    Ça ne prend pas quatre ans à l'université pour devenir infirmière injectrice.

    Mais, au terme de ta formation, qui est quelques heures séparées en quelques jours, tu es diplômé.

    Passe ton examen.

    Examen pratique, examen théorique puis ensuite, tu es diplômé.

    Le meilleur conseil que je pourrais dire aux infirmières qui ont cet intérêt-là, c'est de bien magasiner votre école parce qu'évidemment, il y a plusieurs écoles sur le marché, comme dans tous les domaines.

    - N'importe quoi, oui.

    - Donc, c'est de trouver une école qui correspond à tes valeurs, avec une professeure, une directrice médical, ou un directeur médical qui va vraiment bien « fitter » avec toi.

    C'est ça le plus important, parce que c'est un travail de précision.

    On est dans un monde où la symétrie, la précision, la sécurité sont très importantes, alors, si tu ne te sens pas bien dans le milieu d'apprentissage, tu ne deviendras pas une bonne infirmière injectrice, parce que tu ne seras pas assez à l'aise pour apprendre et poser des questions.

    Parce qu'il faut se montrer vulnérable quand on apprend.

    - Oui.

    - Alors, dans un milieu où il y a de la compétition, choisis bien ton école.

    Vraiment, où tu te sens bien.

    - Je pense que c'est important, parce que ce que tu reçois, tu vas pouvoir le redonner.

    Parce que les gens arrivent vulnérables aussi, tu sais.

    - Oui.

    - Je n'ai pas eu d'injections, encore, mais ça me hante depuis au moins deux, trois ans…

    - Encore?

    - Encore!

    - J'ai entendu « encore »?

    - Oui.

    - Je suis là, OK.

    OK, j'attends.

    - Mais, tu sais, je magasine, je regarde, je suis curieuse.

    - Oui.

    - Et, c'est comme…

    J'ai le goût d'y aller, mais c'est comme quelqu'un qui n'a jamais eu de tattoo.

    La première fois, on a peur.

    Une fois que tu en as, tu en veux d'autres.

    - Parce que tu ne connais pas ça.

    - Je pense que c'est un peu ce même principe.

    - C'est ça, la peur de l'inconnu, de ne pas savoir dans quoi tu t'embarques.

    Je dis toujours à toutes mes patientes, d'un, en consultation mais, honnêtement, sur le qui-vive, à qui a envie de m'entendre, évidemment…

    Je dis toujours:

    « Choisis ton infirmière injectrice. »

    Il faut que ce soit un « fit ».

    Si l'infirmière à qui tu vas confier ton insécurité, ta vulnérabilité…

    Tu vas lui partager beaucoup de choses de toi-même, que tu viens travailler.

    Il faut absolument que ça « fit ».

    Tu sais, il y en a, des fois, que ça ne « fit » pas avec moi, et c'est vraiment correct, parce que j'ai un certain style, j'ai un côté artistique, ma personnalité, etc.

    Si ça ne « fit » pas avec toi, c'est correct.

    Ça veut dire que ça ne « fittera » pas, non plus, avec moi.

    Et tu sais quoi?

    Les deux, on ne sera pas contentes.

    - Non, c'est ça.

    On n'aura pas de fun dans ça non plus.

    - Bien non, exactement.

    Donc, il faut absolument trouver le bon « fit ».

    Du moment, qu'après ça, tu l'as passé, le sentiment d'insécurité…

    Du moment que tu as passé la peur de l'inconnu, là, là le fun commence.

    Parce que là, tu peux voir ce à quoi tu as accès.

    Évidemment, toujours dans un… Il ne faut pas ambitionner, là.

    Toujours dans certaines restrictions.

    - Oui, il y a toujours de l'extrême.

    C'est l'extrême qui nous fait peur, mais, cette personne-là

    a choisi d'aller dans l'extrême aussi.

    - Exactement.

    - Tu sais, comme les faux seins.

    Il y a des extrêmes, mais la fille l'a choisi d'avoir ces seins-là.

    - Exactement.

    - Elles ont eu plein de moments, de discussions avant.

    Elle ne s'est pas réveillée, du jour au lendemain, en demandant un B et elle a eu un…

    - Non, c'est ça.

    - Je ne sais pas quelle lettre.

    - C'est ça, exactement.

    Ça me fait rire que tu parles de ça, parce que dans le fond, moi, je suis en processus…

    Et je le dis, vraiment, à haute voix à tout le monde, sans aucune gêne, dans le processus où

    je veux avoir une augmentation mammaire.

    J'ai terminé les enfants, j'ai allaité.

    Bon, mon anatomie a changé, évidemment.

    Mais, ça part de très, très loin mon désir d'avoir une augmentation mammaire.

    Vraiment, tranche de vie: j'étais au primaire.

    Ça fait très, très, très longtemps.

    J'étais au primaire, j'étais en troisième année.

    On a quoi, genre? Huit, neuf, dix ans, peut-être?

    - À peu près, oui.

    - C'est jeune.

    Et, je me rappelle que tous les garçons, dans le fond, de cinquième année, un peu plus vieux, nous avaient toutes mises en rang, toutes les filles…

    - Mon Dieu…

    - Et là, nous jugeaient, pour dire…

    - Je te vois venir, je suis comme…

    - Oui, tu vois où je m'en vais, hein?

    - Oui, je n'en reviens pas.

    - Je m'en vais exactement où tu penses.

    On avait toutes été mises en rang, et là, celles qui étaient belles, ou qui n'étaient pas belles, devaient avancer ou reculer.

    Et moi…

    Il y avait deux garçons qui s'étaient mis devant moi et moi, pleine d'assurance, confiante, tu sais, ça va bien.

    Je suis une enfant.

    Je suis belle, le monde est beau.

    Hein, on s'entend?

    Quand tu es jeune, tout est beau.

    - On est une princesse.

    - Exactement.

    Et, à ce moment-là, moi, j'ai dû reculer parce que je n'avais pas de seins.

    Alors, j'étais une planche à repasser.

    C'est ça qu'on m'avait dit.

    - Ah, mon Dieu.

    - Et ça, ça m'est resté jusqu'à, encore aujourd'hui, 32 ans.

    J'ai hâte de régler ma planche à repasser.

    On s'entend que j'en ai fait, du chemin, depuis ce temps-là.

    - On ne donnera pas les noms, mais, ces deux-là, on va aller les voir et on va les faire reculer.

    - Honnêtement, je ne me rappelle pas c'est qui, moi non plus, mais…

    - Ç'a marqué…

    - Ç'a marqué la personne que je suis, absolument.

    Donc, je suis en processus d'augmentation mammaire, mais de façon très sécuritaire et rationnelle.

    C'est que ça part de très, très loin, ce désir-là.

    Peut-être qu'un jour, je vais revenir ici et tu vas dire:

    « Ma coquine, qu'est-ce que tu es allée faire? »

    « Oui, Madame. Je suis allée. »

    - Rendue là, on va le voir, ça fait que tu es aussi bien de le dire haut et fort, comme ça et de l'assumer.

    - C'est ça.

    C'est ça, oui. Exactement.

    Exactement.

    - Passer ça incognito, on est comme…

    Ça crée juste un malaise.

    On est comme:

    « Est-ce que je peux te poser une question personnelle? »

    - « Tu as changé quelque chose, Janie.

    Tu es allée dans le Sud, ou…

    Tu sais, il y a quelque chose qui a changé chez toi. »

    - « Tu es allée dans le Sud! »

    - « Tu as un teint plus… »

    - Je dois y avoir été souvent.

    C'est drôle. Ah, c'est très, très drôle.

    Dis-moi, les services que tu offres.

    Parce que là, tu disais infirmière injectrice.

    - Oui.

    - Là, pour les gens qui ne savent pas « pantoute »

    c'est quoi, l'infirmière injectrice, quels sont les services que tu peux offrir?

    - Qu'est-ce qu'on fait?

    En fait, avec l'entreprise Ivoire, j'ai une multitude de services.

    Là, c'est sûr qu'il faut que je les compte sur mes doigts, parce que, honnêtement, « je les connais par coeur ».

    On s'entend.

    C'est sûr que la base, les injections en médico-esthétique, donc on va parler de neuromodulateurs:

    Botox, Dysport, Xeomin, pour le commun des mortels.

    On va parler, aussi, d'agents de comblement.

    Donc, tout ce qui est « fillers »

    pour venir donner du volume.

    Les lèvres, menton, pommettes, rhinoplastie liquide.

    On va faire, aussi, beaucoup de mésothérapie avec du micro-aiguillage.

    Donc là, on va parler des « skinboosters ».

    Qu'est-ce qu'on fait?

    On vient appliquer, dans le fond, des sérums qui sont médicamentés.

    On vient les appliquer au niveau cutané qu'on vient percer, en fait, avec le micro-aiguillage et ça, bien, ça permet de travailler plein de problématiques cutanées.

    Beaucoup, beaucoup. Je fais aussi beaucoup de PRF.

    Je ne sais pas si vous connaissez l'acronyme?

    - Non.

    - Je ne connais pas ça.

    - On connaît un peu plus le PRP, le « plasma riche en plaquettes ».

    Moi, je fais du PRF, donc le « plasma riche en fibrine ».

    Tous les deux sont vraiment très bons, je ne suis pas là pour dire qu'un est meilleur que l'autre.

    C'est sûr que moi, j'ai choisi le PRF parce qu'il est trois fois plus concentré.

    Je pense que l'avenir tend vers le PRF, tout simplement, comme toute médecine, on avance avec la science et on développe.

    Donc nous, on est deux, au Québec, à le faire, tout simplement.

    Et là, je ne dis pas c'est qui, l'autre.

    Il y a nous.

    Il y a nous, et il y en a un autre.

    Donc… qui font ce type-là d'injection.

    On peut faire toute la régénérescence, tant au niveau capillaire.

    On peut faire des injections, aussi, au niveau du visage.

    Ça peut remplacer des agents de comblement.

    On peut aussi faire des injections au niveau des parties génitales des femmes et des hommes, pour venir cibler des problématiques tant au niveau des douleurs menstruelles, des douleurs au niveau des relations sexuelles.

    Il y a vraiment beaucoup de choses qu'on peut faire avec ce type-là de services, parce que c'est simple.

    On prend ce que tu as à l'intérieur de toi et on le réinjecte avec des facteurs de croissance, ce qui fait en sorte qu'on puisse venir rebâtir, dans le fond, tout ce que tu as à l'intérieur de toi.

    - C'est « hot ».

    - Ça, c'est vraiment, vraiment génial.

    On rencontre beaucoup de gens, en fait, dans nos bureaux pour venir traiter plusieurs problématiques très, très différentes, mais toujours avec la même technique.

    C'est vraiment« hot ».

    Alors, ça.

    Je fais des vitamines intraveineuses aussi.

    Au niveau des vitamines intraveineuses, c'est simple.

    Tout le monde…

    La majorité des gens prennent des vitamines par la bouche.

    On le sait que, par la bouche versus par les veines…

    En fait, la capacité d'absorption est super différente donc, c'est ça qui vient vraiment jouer.

    On parle, par la bouche, d'absorber entre trois à cinquante pour cent.

    Par les veines, c'est 90 à 100 pour cent.

    Donc ça, c'est quelque chose qui est vraiment très bien, aussi.

    - Ça, c'est une fois par mois?

    Admettons, quelqu'un décide de faire sa multivitamine avec toi?

    - Oui, c'est une fois par mois qu'on vient faire les injections de vitamines.

    D'après moi, toi, tu t'en viens me voir pour plein de choses, hein?

    C'est sûr que ça te tente. Je t'attends aussi, honnêtement.

    Vous venez ensemble et je vous prends les deux ensemble.

    - Moi, j'irais pour mes dents qui grincent la nuit.

    Mon chum serait content.

    - J'aimerais ça…

    Il y a tellement de choses que je veux que tu fasses, mais, j'aimerais ça que tu nous dises les grosses problématiques.

    Parce que quand on pense à infirmière injectrice, pour moi, c'est comme le Botox, le modulaire, tout ça.

    - Les lèvres…

    - L'esthétique.

    - Oui.

    - Mais là, tu me parles de plein d'autres affaires.

    Comme le vaginal, la douleur menstruelle…

    Je me dis:

    « Qu'est-ce qu'on ne sait pas, qu'on peut régler grâce à tout ça? »

    - En fait, avec les « O-Shots » et les « G-Shots », donc le « Orgasm-shot » et le « G-shot », ce qu'on fait, c'est qu'on vient injecter, vraiment, le PRF de la personne.

    On fait sa prise de sang, on met ça dans une centrifugeuse, on fait tourner et, avec la force centrifuge, on est capable d'extraire la fibrine.

    On vient la réinjecter.

    Qu'est-ce qu'on peut créer avec ça?

    Dans le fond, ce sont des facteurs de croissance.

    Alors, pour que vous, vous soyez vous aujourd'hui, vous avez été vous, avant, à six mois, et vous vous êtes développées jusqu'à aujourd'hui.

    Ce sont vos facteurs de croissance qui font ça.

    Qu'est-ce que ça fait?

    C'est que nous, on vient les prendre et on les réinjecte dans la zone que vous voulez travailler, tout simplement.

    Donc, si vous avez des douleurs au niveau sexuel, si vous avez des problématiques d'infections urinaires à répétition, sécheresse vaginale…

    Et toutes les femmes qui sont en pré-ménopause ou en ménopause…

    - En ménopause.

    - Es-tu là aussi?

    Ah mon Dieu, toi, c'est abonnement, là.

    C'est fait.

    Je t'attends, on s'en va à la clinique après.

    - Je n'ai plus d'intérêt sur rien.

    - Ah, non.

    - C'est comme tout…

    - OK, oui, je comprends.

    Je comprends.

    Il y a plein de petits bobos qu'on peut regarder ensemble.

    - Oh, oui!

    - C'est ça.

    En prenant tes facteurs de croissance et en les réinjectant au niveau génital, c'est là qu'on vient recréer, en fait, ce que toi, tu as perdu avec le temps.

    Tout simplement.

    C'est vraiment génial tout ce qu'on peut faire.

    - Et, comme, elle parlait de dents qui grincent.

    - Oui.

    - Oui.

    - Est-ce qu'il y a autre chose?

    - On appelle ça le bruxisme, en fait.

    Le bruxisme, c'est le grincement des dents.

    Ce sont tes masséters qui sont responsables de ça.

    On vient injecter des neuromodulateurs, tout simplement, pour venir détendre, en fait.

    Tu sais, un neuromodulateur, ça vient freiner une contraction musculaire.

    Donc en venant freiner, tu viens détendre ton muscle, tout simplement.

    Il y a plein de choses qu'on peut faire avec les neuromodulateurs.

    La sudation excessive au niveau des aisselles.

    Vous savez, j'ai des femmes, j'ai des hommes aussi qui viennent me voir, puis, ils sont comme « Jeannie, je ne suis plus capable de mouiller toujours tous mes chandails.

    J'ai toujours des cernes jaunes, je suis tanné, ça me gêne. »

    Nous, on peut venir faire l'injection au niveau de la sudation excessive.

    Ça, ça se fait aussi. On appelle ça…

    - Les mains moites?

    - Les mains moites, ben oui!

    Les mains moites, sudation excessive, c'est sûr.

    Absolument.

    - Ça, c'est fou!

    - En étant propriétaire, des fois des gens, je ne veux pas donner la main, j'ai les mains moites.

    Ben je me dis: « Mon Dieu, quel complexe pour elle » Tu sais, dans le sens que…

    - C'est plate, la main.

    Des fois, tu donnes la main, tu sens… Ouais.

    - Et puis tu te dis en même temps, est-ce que c'est parce qu'elle est gênée ou anxieuse?

    Puis finalement non, elle a juste toujours les mains moites.

    Ce n'est pas de sa faute, tu sais?

    Effectivement.

    Il y a beaucoup d'injections à faire de neuro-modulateurs, mais au niveau thérapeutique, on vient faire du « off-label »

    qui, évidemment, nécessite le grade médical absolument.

    Fait que ce n'est pas toutes des techniques que moi, je peux faire, hein?

    Il faut toujours respecter sa limite en tant qu'infirmière injectrice.

    C'est pour ça que j'ai évidemment une directrice médicale dans mon équipe.

    - Ok.

    Puis elle est médecin?

    - Oui, absolument.

    Donc elle est médecin, elle travaille en médico-esthétique depuis 2015 maintenant.

    Puis, ce que je voudrais vous dire, c'est que, dans le fond, le plus gros défi quand t'es infirmière-injectrice puis que, bon, tu veux partir ton entreprise, déjà, tu choisis ta bonne école, mais il faut absolument que tu trouves une directrice médicale pour pouvoir travailler, hein?

    Donc moi, j'ai bâti une entreprise pour laquelle je serai jamais autonome.

    Jamais.

    Je vais toujours dépendre de quelqu'un pour pouvoir travailler.

    Alors déjà, il faut avoir les reins solides, puis pas faire trop d'anxiété la nuit.

    Parce que sinon, honnêtement, tu en dors pas.

    - Parce que si elle quitte, on doit arrêter.

    - On doit fermer les services jusqu'à temps qu'on retrouve un directeur médical, oui.

    Directeur, directrice, peu importe.

    Fait que c'est important, oui, d'avoir la bonne école, mais aussi d'aller trouver quelqu'un avec qui ça va bien « fitter » avec toi, parce que ça demande beaucoup d'implication de la part d'un directeur médical.

    Vraiment.

    Tu sais, moi, j'ai la chance de pouvoir me promener.

    Dans le fond, au Québec, vous avez peut-être vu sur mon site internet que je me promène beaucoup.

    J'ai la chance de le faire parce que moi, ma directrice médicale se promène avec son travail.

    Honnêtement, trouver une directrice comme ça, c'est comme une aiguille dans une botte de foin.

    - Vous êtes chanceuses, vous vous êtes trouvées dans le dynamisme que vous êtes puis une complice.

    - Oui, absolument.

    C'est une femme exceptionnelle. Coudonc!

    J'ai le goût de l'appeler puis lui dire que je l'aime.

    - Allez-y, on va peut-être l'entendre, elle va dire :« elle m'as-tu faite honte, là ? »

    - Elle est vraiment exceptionnelle, elle est disponible, c'est une bible d'informations.

    Cette femme-là, elle est vraiment, vraiment compétente, alors j'ai beaucoup d'intérêt à apprendre d'elle.

    Elle fait beaucoup, dans le fond, de traitements évidemment au niveau des cliniques, mais surtout, c'est qu'elle me fait confiance pour prendre soin de nos patients.

    Elle fait le suivi des dossiers, elle est présente.

    C'est vraiment, vraiment une bonne directrice médicale.

    Mais je tiens à le dire, en 2017, il y a eu beaucoup de changements au niveau de la réglementation pour le médico-esthétique.

    Avant, il n'y avait pas autant d'encadrement pour le directeur médical, il n'y avait pas tant de périmètres de sécurité, etc.

    C'était vraiment plus laisser-aller, tout simplement.

    Moi, je ne travaillais pas à ce moment-là

    en médico-esthétique, donc moi, je ne connais pas l'ancienne mentalité.

    Puis pour moi, le fait que la directrice médicale doit être dans un périmètre de sécurité, je trouve ça super.

    C'est juste bon si jamais il y a une problématique, c'est nécessaire pour le patient, aussi, évidemment, il y a une sécurité.

    - À l'hôpital, quand une infirmière prend soin de nous, on sait qu'il y a un médecin pas loin, tu sais?

    L'infirmière a toutes les capacités de tout faire, mais le médecin fait juste comme, lui, avoir une autre vision.

    - Une autre expertise, oui.

    - Expertise, c'est le bon mot.

    - Qui se complète, là.

    - Et en cas de risques, ben elle se doit d'être présente pour pouvoir appliquer le protocole, puis prendre en charge la situation.

    Alors c'est important de trouver quelqu'un qui va répondre à ces critères-là.

    Parce que les directrices comme la mienne, je ne sais pas s'il y en a beaucoup, mais moi, j'ai cette chance-là, vraiment.

    Vraiment, de l'avoir trouvée, tout simplement.

    - Puis dans ton équipe, vous êtes combien en tout?

    - Et là, on est rendus une belle équipe, ok?

    Il y a moi, il y a mon mari qui fait partie de l'équipe aussi.

    J'ai une esthéticienne qui est dans mon équipe depuis comme deux semaines après l'ouverture de l'entreprise.

    J'ai deux adjointes aussi.

    Adjointe/service à la clientèle, administration.

    Puis j'ai une directrice administrative.

    - Oh, c'est donc ben le fun!

    - Quand même! -Oui, c'est vraiment, je suis…

    je suis quelqu'un qui prend le temps de bien s'ancrer puis d'avoir des fondations qui sont solides parce qu'après ça, « sky is the limit ».

    Mon building n'a pas de limite.

    Mais c'est important pour moi de bien m'ancrer, vraiment.

    Qui est à couper sur le profit?

    Qui est à couper sur les gains?

    C'est pas quelque chose que moi, je vais aller calculer.

    Pour moi, tout ça, c'est de l'investissement pour avoir une fondation qui est solide pour après ça, me permettre une longévité

    puis une pérennité, en fait, dans mon entreprise.

    - Puis le mot flexibilité vient aussi, on dirait, dans ce que tu parles.

    Tu sais la flexibilité étant comme un peu de liberté

    dans ton travail, dans tes choix de promener…

    - Oui, absolument.

    Moi, ce que j'ai décidé de faire quand j'ai parti l'entreprise…

    Puis là, faut que je fasse l'anecdote parce que c'est très très drôle.

    Vous savez, j'étais maman à la maison, voilà.

    Donc moi, quand j'ai décidé de retourner sur le marché du travail, je me suis dit « bon, j'ai fait mon étude de marché au niveau de qu'est-ce qu'il y avait comme concurrence dans ma région. »

    Il n'y avait pas de concurrence.

    Alors, je me suis dit: « Moi, je m'en vais là, aucune attente. » Si je suis capable de faire une patiente par semaine, donc quatre patientes par mois, je travaille juste le mercredi, toutes les autres journées, qu'est-ce que j'ai envie de faire, jouer avec les enfants, etc. »

    Deux semaines plus tard, j'avais déjà embauché

    deux personnes dans l'équipe et j'étais « overloadée », je travaillais six jours par semaine.

    Il y avais-tu la demande, vous pensez, hein?

    Il y avait de la demande, il y avait un engouement.

    Puis une chance que j'avais marié mon mari avant, parce que lui était comme: « C'est pas ça que tu m'avais dit!

    C'était pas le deal, ma belle! C'était pas du tout le deal! »

    Fait qu'une chance que je l'avais attachée avant, parce que lui, il ne pouvait plus se sauver, on était corrects.

    Fait que j'ai…

    - En plus, tu le fais travailler.

    - Et puis le pauvre, en plus je le fais travailler.

    Sérieusement.

    Il est comme « Moi, je suis vraiment du cheap labor! »

    « Oui mon beau, Cheap labor.

    Continue de travailler maintenant! »

    - Puis travaille plus fort!

    - C'est ça, exactement!

    Puis il va toucher à des affaires, puis il va…

    En tout cas.

    Il va écouter ça, puis il va dire « Oui, c'est ça.

    C'est ma femme. »

    - Ils disent:

    « derrière chaque grand homme, il y a une femme », mais derrière chaque grande femme, il y a un homme aussi.

    On peut pas le faire toute seule, toute seule.

    - Exactement.

    Fait que moi, je me suis faite avoir par cette demande-là, en fait, de besoin, de demande de service à la clientèle.

    Puis pour m'assurer d'avoir quelque chose qui était vraiment à mon image.

    Parce qu'on s'entend que si tu as une petite quantité de clientèle, tu peux t'occuper de la personne de A à Z dans toutes les sphères, tu sais?

    Tant dans ton administration, ton service à la clientèle après, tes notes au dossier, la technique…

    Mais là, tu deviens à voir beaucoup de monde, fait que t'as pas le choix de déléguer.

    Je sais que c'est pas facile, mais si tu veux construire quelque chose qui est solide, tu délègues.

    - Tu l'as bien dit, quand tu le fais lentement mais sûrement, tu délègues bien, puis tu prends le temps de bien former la personne et après ça, elle devient un allié.

    Puis tu sais, des fois, on essaie de tout faire pour couper, mais on n'est pas bons dans la réception, envoyer des courriels.

    Tu sais, je ne sais pas dans quoi on n'est pas bons ou qu'on n'aime pas, mais il y en a que c'est leur zone de génie, puis ils font ça en trois secondes et quart.

    - Exactement.

    Puis tu dis « ok, c'est peut-être un peu moins d'argent de gain, sauf que c'est tellement bien investi que pour moi, ça en vaut la dépense. »

    Puis je sais que ça ne fait pas l'unanimité, en fait là, comme réflexion, mais moi, en tant qu'entrepreneur, c'est comme ça que je le vois.

    Je préfère en avoir moins…

    - Qu'est-ce qui t'a donné le goût d'aller te promener dans d'autres salons?

    Dans d'autres entreprises?

    - Ça m'est venu je vais dire très, de façon, de l'influence.

    Parce que mes propriétaires, je les appelle « mes propriétaires », dans le fond, elles ont déjà

    bâti quelque chose qui m'inspire.

    La propriétaire en tant que telle, la personne en tant que tel, m'inspire.

    Puis j'ai trois salons, j'ai trois endroits où

    je vais travailler puis je pourrais vous en parler, ce sont des femmes exceptionnelles.

    Puis j'ai envie de vous dire à quel point elles ont bâti quelque chose de merveilleux.

    En allant travailler là, c'était pour moi un honneur d'être reçue.

    Puis j'ai bien compris avec le temps que le médico-esthétique a une belle valeur, puis je suis aussi une valeur ajoutée à leur commerce.

    Mais moi, d'aller là, j'ai envie de dire « laisse-moi ma chance.

    J'ai envie de venir travailler dans ton équipe, accepte-moi dans ton équipe. »

    Parce que ce qu'elles ont bâti me rejoint.

    Ce sont des femmes de carrière, des femmes qui sont intelligentes, des femmes qui sont modernes.

    Ce sont pour certaines des mamans, et ça me rejoint tellement dans leur contrôle-qualité, dans leur sécurité, dans leur façon de voir l'avenir, dans leurs objectifs, que c'était vraiment un honneur pour moi d'aller me joindre à ces femmes-là, puis de me dire, ce mouvement-là, cet « empowerment » là de femmes, il faut que je contribue.

    Comme « Aimez-moi, je veux faire partie de votre équipe! »

    - Mais c'est hot parce que c'est comme, t'as plein d'équipes, c'est…

    Au lieu d'être pris à une place, t'es comme mobile.

    Est-ce que t'es ouverte à d'autres endroits?

    Si quelqu'un t'entend, puis aimerait…

    - Ça me ferait plaisir, honnêtement, de…

    J'avais des objectifs, évidemment, de salons que je voulais aller.

    Je ne dis pas que je n'ai pas d'autres objectifs, que je n'ai pas d'autres salons aussi qui m'intéressent.

    Alors, c'est sûr que si quelqu'un à un intérêt à me rencontrer, moi, je suis 100% disponible, ça me fait toujours plaisir qu'on évalue les possibilités, évidemment.

    Je suis quelqu'un de très fidèle, donc si je travaille dans une ville, dans une région où je suis déjà avec une partenaire, une propriétaire, je suis très fidèle à elle puis je vais rester fidèle avec elle, mais je suis toujours très intéressée là, évidemment.

    Puis peut-être que c'est moi qui vais venir cogner à votre porte!

    On ne sait pas!

    - Peut-être, peut-être.

    - Coucou!

    - C'est ça, exact.

    Je suis là, acceptez-moi!

    - Mais c'est le fun parce que quand c'est toi qui regardes, c'est venu te chercher tout de suite, tu sais, les valeurs, puis…

    - Absolument.

    Mon salon, mon premier salon en fait, c'est « La crème de la crème »

    à Valleyfield qui est pour moi mon…

    Je vais dire, mon salon principal en fait, parce que c'est plus proche de chez moi, donc c'est là que je travaille plus.

    Puis je suis une fille de région, donc je voulais desservir ma région, je voulais que les filles du coin n'aient plus à se déplacer pour avoir recours à leurs injections, comme moi, je devais faire, en fait, de me déplacer.

    Donc j'avais envie de ramener ça à la fille de région, tout simplement.

    J'avais envie que ça soit personnel, qu'on soit tout le monde ensemble, puis les filles, toutes les filles qui travaillent chez « La crème de la crème », c'est toutes des filles du coin aussi, donc ça me plaisait vraiment.

    C'est vraiment comme une maison là-bas, tu sais?

    C'est une gang de filles qui travaillent ensemble, puis on a beaucoup de plaisir.

    Puis après ça, c'est sûr que moi, en tant que cliente…

    C'est sûr que je vais chercher des soins moi aussi, donc en tant que cliente, j'avais visité dans le fond la « Natura Casa », qui est située à St-Jérôme.

    C'est un commerce que j'aimais beaucoup de par ses valeurs, de par ses couleurs, son branding, par tout ce que la propriétaire et l'équipe font comme service.

    Puis ensuite, j'avais un très très grand intérêt à m'en aller à St-Bruno chez « Le Vermeil », donc avec Marie-Pier qui est la propriétaire.

    Là-bas, je me sens bien, le salon me représente aussi.

    Toute l'équipe.

    C'était tellement une belle gang de filles comme « Invitez-moi plus souvent, honnêtement, c'est tellement le fun d'aller là-bas, c'est tellement une belle gang. »

    Fait que ces salons-là me rejoignaient en tant que fille, puis je veux dire, pourquoi moi, je bâtirai mon endroit comme ma clinique avec mes couleurs?

    Moi, j'ai envie d'aller aider les autres femmes parce que j'ai envie de contribuer au succès de leur entreprise.

    C'est drôlement dit, hein?

    - Mais moi, j'adore ça.

    J'adore ton modèle d'affaire, puis pour les clients, le consommateur, lui, si t'es un peu partout, il a accès à toi sans aussi faire le tour jusqu'à celle de St-Jérôme, t'es loin à Valleyfield, là, tu sais.

    - Oui, exactement.

    - J'adore ça.

    - C'était mon but, c'était de m'attacher à des gens qui ont bâti quelque chose qui me ressemble.

    Puis peut-être qu'un jour, j'aurai une adresse qui sera à moi, mais honnêtement, j'ai beaucoup trop de plaisir à travailler dans le local de quelqu'un d'autre avec sa clientèle, avec sa « vibe », avec son monde.

    Puis moi, je découvre plein d'affaires, j'achète plein de trucs, tu sais, je suis vraiment…

    Je suis une bonne consommatrice moi aussi!

    Fait que, tu sais, j'adore ça, vraiment, sincèrement…

    - Tu vas là-bas, tu les aides, mais en même temps, elles sont comme « Oh yeah »…

    - « Jeannie s'en vient, ok.

    On va apporter ça, on va apporter ça, Jeannie a besoin de tout ça. » Tu sais, j'aime ça.

    J'aime encourager.

    Je veux dire, qu'est-ce qu'il y a de plus beau qu'une femme, qu'un homme qui développe une entreprise qui est à toutes ses couleurs?

    Tu sais, c'est la personne, c'est son sang qu'elle a mis dans son entreprise.

    Tu le « feel » direct quand tu rentres, là.

    - Ben ça, c'est vrai, par exemple.

    Ça, c'est vrai.

    - Fait que moi, ça me fait plaisir d'encourager dans ce temps-là puis de dire sans aucune gêne:

    « Va là-bas, tu vas être bien pris en charge. »

    Puis on parle du milieu de la beauté, évidemment, mais il y a sûrement plein d'autres milieux, là.

    Tu sais?

    - Vraiment.

    Puis pour quelqu'un qui a jamais eu comme…

    Oui, je ne l'ai jamais eu, là, mais je sais qu'en…

    C'est la discussion que j'ai sur ma chaise de coiffeuse ces temps-ci, parce qu'elles sont comme « Tu connais-tu quelqu'un qui en a fait ? »

    Puis là, je suis comme « Ah, telle cliente, elle va le faire, fait que je vais attendre de voir. »

    Tu sais, on se pose des questions, on a peur de faire le saut, mais on a hâte de le faire?

    Tu sais on est là-dedans, mais…

    Qu'est-ce qu'on dirait aux gens quand…

    parce que…

    les phrases que moi, j'entends, que mes clientes me partagent, c'est « j'ai peur qu'à long terme, il y ait comme… »

    Tu sais?

    On protège, puis on arrête de le faire, puis que là, on vieillit d'un coup.

    - Ça soit pire? -Que ça soit pire.

    Est-ce que la peau continue de vieillir?

    Ben la peau, j'ai pas les bons termes parce que je ne suis pas là-dedans, là, mais…

    - Correct, je comprends tout ce que tu dis.

    - Merci!

    Est-ce que la peau continue de vieillir puis finalement, on a un choc et…

    Tu sais, ça, c'est des peurs…

    - Il y a beaucoup d'idées préconçues, hein?

    Il y a beaucoup de stéréotypes aussi.

    Dans le fond là, il faut se dire que le processus de vieillissement est normal et naturel pour tout le monde, hein.

    À partir de 25 ans, on a atteint l'apogée, puis après ça, on commence à vieillir.

    C'est important de le dire, 25 ans.

    Tu sais pourquoi?

    Parce qu'il y a des gens qui vont dire « Voyons, t'as juste 25 ans, tu commences les injections ? »

    En théorie, à 25 ans, les rides commencent à apparaître.

    Fait que c'est correct, 25 ans, pour le processus de vieillissement qui s'enclenche.

    Moi, des patientes en bas de 25 ans, c'est très très rare que je les accepte.

    Pas qu'elles ne viennent pas me voir, mais que je les accepte.

    En bas de 25 ans, je dis toujours « As-tu payé ton char?

    As-tu payé ton loyer?

    As-tu payé tes études? »

    Parce que moi, je suis vraiment un luxe.

    Fait que si tu viens me voir, c'est parce que tout le reste est fait, puis on va travailler sur des choses qui sont correctes à faire, parce qu'à 21 ans, t'as pas besoin d'injections.

    On est d'accord, tout le monde? On n'a pas besoin de tout ça.

    21 ans, moi, j'avais besoin de payer mon auto puis finir ma scolarité.

    - C'est la mode en ce moment, les lèvres.

    Elles ont 18 ans, elles se font faire les lèvres.

    - C'est ça.

    À quel point t'as besoin de tout ça?

    Ben personnellement?

    Puis moi, je me dis toujours, si sa mère, elle vient me voir le lendemain parce qu'elle n'est pas d'accord, je vais pleurer puis je vais être comme « T'as raison, j'aurai pas dû faire infirmière« .

    Fait que, tu sais?

    Ça, c'est mes valeurs à moi, bien évidemment, en tant que qu'injectrice.

    Fait que oui, le processus de vieillissement commence tôt, donc il commence à 25 ans.

    Maintenant, du moment que tu commences les injections de neuro-modulateurs, tu viens freiner ta contraction musculaire, donc tu viens créer, dans le fond, une détente au niveau musculaire.

    Si tu arrêtes les injections, tu vas repartir du jour où

    tu as eu tes premières injections.

    Ce qui veut dire que, mettons, moi j'ai commencé les injections de neuro-modulateurs, j'avais 29, 30 ans, ben mon visage, je l'ai fait « arrêter de vieillir »

    à 29, 30 ans.

    Fait que si j'arrête l'année prochaine, ben mon visage va juste continuer de vieillir d'où

    je l'ai fait arrêter parce qu'on s'entend, qu'est-ce qui fait, dans le fond, que tu as un processus de vieillissement?

    Ok, bon, il y a ton collagène, ta fibrine, ton élastine, il y a beaucoup de choses qui rentrent en ligne de compte, hein?

    Qui sont des facteurs.

    Mais en même temps, quand tu viens freiner ta contraction musculaire, tu viens bloquer l'aspect musculaire, donc de contraction, puis de cette façon-là, tu ne viens pas aggraver la ride ou la ridule qui est en train de s'installer.

    Fait que tu l'arrêtes là.

    Moi, j'ai toujours dit, vraiment vraiment de façon très comique…

    Moi j'aimerais ça, là.

    Mettons qu'à 45 ans, les amis de mes petits gars fassent comme « La mère là, là-bas là, elle est cute hein, s'il vous plait. » Juste que j'aie encore un visage de 30 ans, mais que j'en aie 45, mettons.

    Juste pour faire comme « la mère des petits gars là, c'est une belle voisine celle-là. »

    C'est juste de ça que j'ai envie d'être.

    Juste bien m'entretenir. -C'est parfait, j'adore ça.

    - Moi, je veux pas d'injections jusqu'à 60 ans.

    Je veux pas, tu sais, j'ai pas d'agents de comblement.

    J'ai juste envie de réduire l'apparence de mes signes du vieillissement.

    Puis moi j'adore, mettons, oui, les injections pour venir traiter, tu sais, qu'on va voir au niveau des muscles.

    Mais, j'aime beaucoup les « skin booster » pour repartir dans le fond mon collagène, pour venir travailler ma peau.

    Parce que j'ai juste envie de vieillir mais doucement.

    Tout simplement.

    Parce que je veux être la belle « mom. »

    C'est tout.

    - Mais oui, ben oui.

    C'est sûr qu'on veut rester belles longtemps.

    - Hey, c'est-tu le pire commentaire de se faire dire:

    « Mon Dieu, t'as l'air fatiguée.

    Pis c'est une journée où tu pétillais.

    - Là, t'es juste comme Eille, pour vrai, je… »

    - « Va ch*er! » -Oui, exactement.

    Je n'avais pas besoin de celle-là!

    - Puis, je n'ai pas le goût de me maquiller pour avoir l'air non plus, tu sais?

    C'est comme…

    - C'est ça, exactement.

    Mon look naturel, qui est juste frais, qui est juste beau, puis en même temps, tu te dis: « je veux vieillir, puis j'ai des petites choses qui m'énervent un peu, peux-tu aller les travailler sans tomber dans l'excès ? »

    C'est sûr.

    Comme tout le monde en parle dans le médico-esthétique parce que tout le monde se dit « Je vais ressembler à

    Sylvester Stallone, à… »

    Tu sais, quelle vedette qu'on va regarder, dans le fond, qui a du poté partout dans le visage, puis qui est comme tiré de partout, on s'entend, les vedettes américaines, c'est encore pire, là.

    - Oui.

    Mais on dirait qu'on le voit un peu, puis tu sais, c'est pas pire.

    Tu sais, on ne le voit pas trop puis on le voit.

    Puis à un moment donné, on est comme « Mon Dieu, c'est too much! »

    - Ben c'est ça, tu fais comme « Ben t'abuses, là. »

    Il y a quelque chose qui ne va…

    - Restes chez vous le temps que ça se replace.

    - C'est ça, exactement. Tu sais?

    Puis le…

    Le processus de tout ça, dans le fond, moi je pense que les plus belles injections, c'est celles que tu ne peux pas voir.

    C'est celles que tu ne vois pas chez quelqu'un.

    Parce que…

    Au pire, la personne va juste avoir l'air vraiment en forme et reposée.

    Ça, c'est des bonnes injections.

    Quand tu commences à voir des modifications…

    Tu sais, l'œil humain cherche toujours le défaut, hein?

    Fait que c'est sûr que quand il va se mettre à voir qu'il y a quelque chose, « ah, c'est pas symétrique », « là, je regarde, oh, il y a telle chose. »

    Ben là, tu commences à tomber un peu dans l'excès, dans la mauvaise technique, dans les mauvais choix de techniques, là moi, ça ne me rejoint plus.

    Moi, je reste naturelle, je suis expressive.

    J'ai besoin de maintenir ça chez moi parce que je ne veux pas changer qui je suis, tu sais?

    Je veux juste vieillir…

    - Mais c'est beau d'avoir des ridules de rire, dans le sens que c'est beau.

    Fait que si on les voit plus, c'est ça qui n'est pas normal, tu sais?

    - Exactement.

    Mais oui, tu as tout compris!

    Tu sais, la personne qui est figée, qu'elle ne peut pas rire, qu'elle ne peut pas comme…

    Moi, je parle toujours des Kardashians, évidemment, dans les cliniques, parce que les Kardashians sont reconnues pour…

    - Elles inspirent les jeunes de 18 ans à se faire faire des choses aussi… Tu sais?

    - C'est ça.

    - C'est un bon nom que tu nommes parce qu'elles sont là pour ça.

    - Elles sont là et c'est comme ça qu'elles font beaucoup de « branding », en tout cas, hein?

    Un gros merci à leur mère pour tout ça, mais…

    Il y a quelque chose à s'inspirer de leur mère, mettons, parce que c'est une bonne « businesswoman », mais bon, pour le reste, on peut repasser.

    Fait que c'est ça.

    - Je trouve ça vraiment intéressant.

    - Je suis curieuse.

    Ouais, moi aussi, on dirait que je suis comme « Elle a dit qu'on y va…

    On le fait, on le fait. »

    Quand mon chum va éditer la vidéo, il va dire « Non babe, on n'y va pas là. »

    - On le fait pas, non.

    « Delete, delete » cette vidéo-là.

    Non, je ne veux pas.

    - Moi, je sais que j'emboîte le pas.

    Il y a un processus, mais…

    Dans mon cœur, moi, j'ai 20 ans, donc c'est comme…

    Ok, j'ai peut-être 29, là.

    Mais tu sais, c'est comme tu ne veux pas arriver devant le miroir puis que la personne ne te reconnaisse pas, tu sais.

    Comme tu as nommé à 2 h 36?

    - 2 h 36, pile-poil.

    - C'est ce sentiment-là.

    Je me rappelle quand je me suis séparé, j'étais mariée et je me suis séparée, j'ai eu le…

    Comment on appelle?

    - La glabelle, la zone de la glabelle.

    - C'était creux parce que j'étais toujours en train de froncer les sourcils, puis je n'étais pas heureuse.

    Tu sais?

    Dans mon inconscient, j'étais toujours « Qu'est-ce qu'il faut que je fasse ? »

    Puis là, je l'ai comme massée, je n'ai rien fait.

    Puis j'ai une de mes collègues qui me dit:

    « T'as-tu fait quelque chose? On ne la voit plus. »

    Non, j'étais heureuse, puis c'est comme, je l'ai massée, je la travaille dans des soins du visage.

    Tu sais, c'est ça.

    C'est de la prévenir pour pas qu'elle re-creuse dès que ça va mal.

    Elle est discrète aujourd'hui.

    - Non, elle n'est pas là.

    - En ce moment, ça va mais c'est sûr que si tu fronces, il y a une petite « wave » qui apparaît.

    Une toute petite!

    Correct.

    - Puis c'est quoi les questions que tu te fais poser en…

    - Les plus fréquentes…

    - Qu'on pourrait repartager, les plus fréquentes que t'entends et qu'on pourrait repartager?

    - J'ai eu des questions qui me reviennent.

    Bon, c'est sûr, la durée des traitements, le « lift » combien de temps ça prend.

    Moi, je dis toujours qu'on doit se voir à toutes les saisons, la première année.

    Toutes les saisons parce qu'il faut ajuster, tu sais.

    Avoir la bonne recette pour la physionomie de la personne, fait qu'à toutes les saisons, on se voit.

    Ça ne veut pas dire qu'on a besoin d'en rajouter, mais il faut s'assurer que, dans le fond, on obtient toujours la route de notre objectif.

    Puis après ça, de l'entretien, c'est deux fois par année.

    Si ça peut vous donner une petite idée.

    Puis c'est sûr que je dis ça tellement grosso-modo parce qu'il y a plein de types de produits.

    Il y en a que c'est bon deux ans, tu sais?

    Fait que c'est vraiment dépendamment d'eux, mais moi, je dis toujours, à la première année, on se voit à toutes les saisons, que tu sois dû ou non, j'ai besoin de te voir parce que je dois apprendre à te connaître, à connaître ton anatomie, tout simplement, ton processus de vieillissement.

    - C'est beau ça, parce que ça, si on veut un résultat naturel, ben je pense que ça vaut l'investissement de temps, là.

    - Oui, absolument.

    Tu sais, il y en a qui viennent me voir puis qui me disent « Là, j'ai pogné une bulle, je veux des lèvres pour l'été.

    Je ne sais pas si je vais revenir. »

    Puis j'en ai, là! J'en ai.

    Ok, parfait, pas de problèmes, on le fait.

    « Go for it. » Tu ne veux pas les entretenir par après, c'est correct aussi.

    T'as une bulle, tu veux faire justement tes rides de front, la zone de la glabelle, parfait!

    Mais si tu veux débuter ce processus-là

    parce que tu veux maintenir à jour, toujours, tes injections, ben là, c'est différent.

    Tu sais, c'est plus un investissement de temps puis un investissement financier aussi où tu dois être assidue.

    Parce que sinon, l'effet de la toxine botulique va se dissiper puis ton corps va reprendre le contrôle.

    Puis c'est là que repart le processus de vieillissement.

    Tu sais, celui qu'on essayait de gérer?

    Ben il repart.

    Fait qu'il y a ça à prendre en ligne de compte.

    On me demande aussi beaucoup qu'est-ce que j'en pense pour les jeunes femmes qui font des injections…

    C'est sûr que ça m'apporte toujours la réflexion comme je vous disais tout à l'heure, des jeunes femmes en bas de 25 ans, c'est vraiment du cas par cas.

    Tu sais, j'en ai qui font du bruxisme sévère, que je vais traiter parce que là, on parle vraiment plus de quelque chose de thérapeutique que d'esthétique.

    J'en ai des patientes qui sont venues me voir qui voulaient des lèvres, justement, parce qu'effectivement les lèvres sont très à la mode.

    Puis ça m'est arrivée de refuser des patientes parce que je le vois bien, là.

    En toute sincérité, elle arrive avec son tacot à ma clinique, là.

    Je le sais qu'elle n'a pas énormément de sous, puis pour vrai, c'est peut-être pas ça, là.

    Mais je suis capable de la voir, la patiente, j'ai cette sensibilité-là où je suis capable de voir qu'elle arrive avec une certaine détresse peut-être, et que c'est peut-être ça qui va l'aider.

    Tu sais, il y a beaucoup d'aspects psychologiques, aussi, dans les injections.

    Fait que cet aspect-là des jeunes patientes, c'est très délicat.

    Ou je dis toujours « choisissez votre injectrice comme il faut. »

    Parce qu'il faut que ce soit quelqu'un qui va te comprendre, qui va te respecter puis qui va être assez honnête pour pas t'injecter si ce n'est pas ça que t'as besoin.

    Parce que t'es peut-être…

    Peut-être que tu penses que c'est ça, la solution, mais en tant que professionnelle de la santé, hein, il ne faut pas oublier!

    C'est des médicaments qu'on injecte, tu travailles avec un médecin et une infirmière injectrice.

    C'est pas banal.

    C'est un médicament qui va venir modifier ton apparence.

    Il faut absolument que tu sois dans une prise de conscience qui est libre et éclairée.

    Absolument.

    J'ai cet aspect-là qu'on me demande aussi, puis j'ai beaucoup le sujet de la confiance en soi est énorme, c'est…

    Tout le monde m'en parle, en fait.

    Tout le monde, que ce soient les hommes, les femmes.

    On s'entend que 98% de ma clientèle est féminine.

    Alors merci à mon mari, mon père, mon frère de m'encourager qui fait encore l'autre 2%, en fait.

    Et quelques autres, là aussi, de clientèle masculine.

    Mais quand même, la majorité, ce sont des femmes.

    Et on parle beaucoup, beaucoup de confiance en soi.

    On parle d'estime de soi, d'acceptation de soi.

    Puis vous savez, on est une tendance très « au naturel », hein?

    « Less is more », dans les injections, c'est ça le nouveau mantra.

    On parle beaucoup aussi de médecine régénératrice, en fait, pour éviter les agents de comblement, puis venir travailler plus, vraiment, sur le repulpage.

    Tu sais, avec qu'est-ce qu'on a à l'intérieur de nous.

    Ça m'amène à un sujet qui est un peu délicat, mais je me sens bien de vous le partager où, quand on parle d'estime, quand on parle de confiance en soi, moi j'ai un gros bagage, en fait, de manque de confiance en soi.

    Oui, ok, ça partait des petits gars qui ont été à l'école.

    Ça n'a sûrement pas aidé à mon manque d'estime avec ma petite poitrine, mais moi, j'ai eu beaucoup de problématique au niveau alimentaire où j'ai été

    diagnostiquée très tôt avec de l'anorexie et de la boulimie, puis je le dis, puis ça me…

    C'est jamais facile de parler de nos petits moments de vulnérabilité, puis moi, ça va toujours me suivre, cette pathologie-là.

    La détresse qu'on est capables de cacher, puis je vais dire, moi, avec ma force à moi, de cacher dans le fond, ce démon-là, ce bobo-là.

    Quand la patiente, elle arrive dans mon bureau, j'ai une facilité à sentir sa détresse, j'ai une facilité

    à comprendre que, à repérer les signes, verbales, non verbales, les signes de mutilation, aussi, qu'on peut voir chez les patientes.

    Ça fait très lourd ce que je suis en train de vous dire, mais l'aspect…

    - Mais moi, c'est très clair, puis c'est…

    On le voit.

    Des fois, il faut l'avoir vécu pour le comprendre, puis le ressentir, puis c'est une grande aide pour la personne quand on le ressent aussi.

    Parce qu'elle se sent seule dans ce qu'elle vit, tu sais?

    Elle pense que personne ne le voit, mais des fois, le reconnaître, dire « je te vois »…

    - Le nommer, mettre des mots aussi sur cela.

    - Oui, exactement.

    - Oui.

    Tu sais, ça part d'un complexe.

    Ça part de quelque chose, puis le complexe, il part d'où, il a ses racines encore plus loin.

    - Puis on part dans un processus de relation d'aide beaucoup plus thérapeutique où

    ça m'arrive, des fois, que j'injecte pas la patiente.

    Puis qu'on fait juste parler pendant tout son temps de rendez-vous.

    Puis, à ma grande surprise, je sens que je fais du bien à cette patiente-là.

    Je ne sais pas laquelle de nous deux s'est plus inspirée lors de cette consultation-là.

    Moi, ça me « shake » à l'intérieur puis je me dis « Tu sais quoi?

    Jeannie en a tellement plus que ce qu'on pense. »

    Puis si toi, ça t'es arrivée puis que aujourd'hui, je vais toujours être anorexique et boulimique, mais je suis contrôlée, je suis dans une bonne phase.

    Les bonnes phases, ça peut durer trois ans, puis après ça, on peut avoir une mauvaise phase.

    Là, je suis dans une bonne phase.

    Alors je me dis « j'ai les lunettes pour aller détecter chez les gens une détresse que moi, j'ai vécu, alors je suis capable de les aider, puis de les amener avec moi, puis de leur faire du bien, tout simplement. »

    Tu sais, on traite des patientes aussi, dans le fond, qu'on peut traiter des cicatrices là, au niveau de la peau, des taches…

    Puis des fois, je les vois, les cicatrices de mutilation de mes patientes.

    Puis la patiente, quand elle vient me voir parce que, pour elle là, là c'est le temps qu'elle tourne la page sur cette phase-là de sa vie, puis elle veut les enlever, ces cicatrices-là qu'elle s'est auto-infligée parce qu'elle lui rappelle constamment la souffrance qu'elle a eu besoin de s'infliger tellement qu'elle était pourrie en-dedans qu'elle a eu besoin de se faire saigner pour le sortir.

    Je m'excuse, je sais que c'est lourd, mais c'est ça, la réalité.

    Mais quand la patiente vient me voir pour les enlever là, moi je pleure avec elle.

    Parce que là, je lui promets qu'ensemble, je vais tout faire ce que je peux pour l'enlever, cette cicatrice-là, parce que c'est terminé.

    Puis je lui dis bravo, tu sais?

    Bravo d'avoir décidé que là, c'était terminé puis…

    - C'est un beau privilège.

    - J'ai tellement de chance de pouvoir aider les femmes à ce niveau-là puis je me dis…

    Tu sais, le médico-esthétique, c'est un peu associé

    aux gens célèbres, aux gens qui sont dans les médias, au vedettariat.

    Mais tu sais, le monde normal comme vous et moi, là, on a le droit d'avoir aussi accès à ce service-là.

    On a le droit aussi d'être…

    - On a le droit d'aller à l'épicerie puis se sentir une femme fatale, puis peut-être qu'on ne l'est pas aux yeux de quelqu'un, mais en même temps, si c'est en-dedans comment on se sent, c'est ça qui est important.

    On s'en fout des autres…

    - Exactement.

    - Si on va dans l'excès puis qu'on se sent belle, puis c'est ça qui nous fait qu'on se sent belle, rendu là, je pense que ça n'a pas de prix non plus.

    - Exactement, cela appartient à chaque personne, c'est vraiment relatif.

    La beauté, notre jugement, notre expérience, notre bagage de vie…

    - Je trouve ça sécurisant ce que tu viens tout de nommer parce que, si quelqu'un a peur d'y aller puis…

    - D'être jugé?

    - Oui, d'être jugé.

    Il faut être authentique avec soi-même quand on rentre dans du médico-esthétique.

    Je trouve ça sécurisant pour quelqu'un qui aurait des choses à partager.

    Puis ce n'est pas parce qu'ils n'ont rien à partager que tu ne les prendras pas non plus.

    - C'est ça, c'est ça évidemment, mais…

    Moi je me rappelle que quand j'ai commencé

    les injections puis même la première fois que je suis allée dans un cabinet de médecine esthétique, j'avais besoin d'enlever un kyste au niveau de mon front.

    C'est rien, là, c'est vraiment très rien comme intervention.

    Mais je me rappelle de ne pas m'être sentie à ma place.

    Mon Dieu que j'avais pas rapport là.

    La réceptionniste, elle était belle de la tête aux pieds, elle était symétrique de la tête aux pieds, puis j'étais comme « Il me semble que j'étais belle avant d'arriver ici puis là, je suis un vrai pichot, moi, là, ça n'a pas de sens ! » Le chirurgien était dont beau, tout symétrique, puis il me parlais, tu sais, de tout ce qu'il pouvait faire en même temps qu'il faisait son intervention, puis je me rappelle du sentiment que j'ai eu tout du long, c'est de ne pas être à ma place.

    Puis je trouvais que ça n'avait comme pas de sens.

    Pourquoi le médico-esthétique devrait être réservé à un certain grade de personnes?

    Tout le monde devrait avoir accès à ce service-là

    et de ne pas être gêné, en fait, d'aller chercher.

    - Merci de faire ça aujourd'hui parce que c'est comme…

    Qu'est-ce que tu faisais quand t'étais infirmière avant?

    T'avais-tu une spécialité?

    - En fait, moi je travaillais en administration.

    Donc j'étais gestionnaire de résidence privée pour aînés.

    J'adorais ça.

    Je travaillais avec ma belle clientèle, j'avais des résidents qui avaient beaucoup de troubles cognitifs.

    - De là ta grande empathie, compassion?

    - Peut-être, peut-être, oui.

    - Parce que les personnes âgées ont besoin de tout ça, mais ils nous apprennent ça aussi.

    - Effectivement.

    J'avais une centaine, quelques centaines d'employés, puis je pense que c'est dans la gestion des employés que j'ai découvert mon côté très thérapeutique.

    Parce que quand tu gères des employés, t'en gères des familles, des chums, des problèmes, des enfants, des belle-mères et que tes ententes…

    Plus les chicanes entre eux autres.

    Occupation double.

    Moi, je dis ça, c'était occupation double, c'est quoi le nouveau chapitre que j'ai manqué?

    - Fait que c'est la même affaire?

    - Même affaire, exactement.

    Même affaire.

    Je pense que c'est là que ça m'est venu vraiment le côté encore plus sympathique parce que il y avait beaucoup de contenu à nos épisodes.

    - On les filme, puis on…

    C'est pour ça qu'il y en a qui écrivent des livres, là.

    - Exactement.

    - Ah, je trouve ça beau.

    - Vraiment.

    - Puis ton chum, il fait quoi dans la compagnie?

    - Mon conjoint, honnêtement, c'est l'homme à tout faire.

    Juste comme « Mon amour, aide-moi pour tel projet ».

    En fait, il travaille beaucoup sur tout ce qui est dans l'informatique.

    Donc tu sais, le site web, créer le site web, créer, etc.

    - C'est le fun.

    - Oui, je suis zéro en informatique, j'ai aucun intérêt dans tout ça non plus.

    Je me rappelle avoir essayé de bâtir mon site web, je pense que trois minutes après, je saignais du nez, puis j'ai dit « C'est terminé, c'est pas pour moi ça, je dois le déléguer. »

    De un, parce que ça ne représentera jamais ce que moi, je veux faire.

    J'ai pas les compétences pour le faire.

    Fait que j'étais aussi bien d'aller chercher de l'aide, tu sais?

    Mon mari, lui, pas nécessairement qu'il savait comment faire, mais il a juste plus de facilités, donc lui, c'est de tout ça qu'il s'occupe dans la compagnie.

    Fait que tout le côté plus logiciel de soin, bâtir le logiciel, les sites web, en fait parce que, bon, j'ai deux entreprises.

    Fait que tout ça.

    - Aujourd'hui, en plus, les sites web et tout ça, c'est comme ta porte d'entrée.

    Tu sais, on n'est plus au téléphone de la même façon qu'avant, ça fait que les gens magasinent là-dessus en premier donc faut que ça te ressemble.

    T'es tellement une belle personne colorée et tout…

    - T'es fine.

    - Faut que ça transparaisse.

    - Vous êtes fines, c'est gentil.

    Je le prends, je le prends.

    - Prenez.

    T'as été vraiment généreuse avec nous aujourd'hui.

    - Vraiment, c'est gentil.

    Je pense que je vais aller faire mes petits neuro-modulateurs icitte, là.

    Je pense que Karine puis moi, on fera une virée.

    - Une petite virée.

    - Après, elle rêve d'aller se faire coiffer chez Pinklablonde, c'est un salon à Montréal.

    - Oui - Ok - Donc là, elle est…

    à chaque fois qu'on descend à Montréal pour le podcast, elle est comme: « on va se faire coiffer ! »

    - Avant.

    - Oui.

    Et ça n'a jamais donné!

    - Ok - On a pas eu le temps…

    - C'est dans notre « to do ».

    - Dans les projets à faire?

    - Ouais - Ça fait que là, tu vois, on va aller se faire coiffer, on va faire notre journée de podcast, - On va aller faire les neuromodulateurs ici.

    - Excellent!

    - Et tant qu'à y être, ça là, mettons…

    - Est-ce qu'il faut un arrêt de travail d'une journée? Ou on le fait…

    - La seule chose que je demande en fait, c'est pas d'activités physiques pour 24 heures.

    Pas de spa, sauna…

    - Oui.

    - Toutes les activités qui causent une vasodilatation…

    - Oui, c'est ça, c'est un truc d'ortho…

    - Comme on est des femmes performantes nous autres, on maximise chaque minute!

    On parle.

    - C'est parfait, c'est excellent!

    - Donc on peut travailler le lendemain?

    - Ben oui, absolument!

    C'est sûr que si vous faites des injections au niveau de vos lèvres, c'est sûr que là, il y a plus d'inflammation.

    - Oui.

    - On s'entend que les lèvres, les cernes, ce sont deux régions qui sont très vascularisées, qui font beaucoup d'appel d'eau aussi au niveau du médicament.

    Donc en bon français, ça enfle, ça fait des bleus et ça fait mal.

    Soyons honnêtes avec la technique.

    Il y en a ce n'est pas le cas, mais je préfère dire que la majorité des gens, c'est quelques chose qui est plus douloureux comme site d'injection.

    - Est-ce que ça fait une différence si quelqu'un fait des bleus facilement?

    - Il risque d'en faire plus, c'est ça exactement!

    - Que d'autres.

    - Mais là, tu vas que tu vas tout recevoir, mes pré

    et post indications au niveau du traitement.

    Tu vas tout savoir quoi faire avant, après.

    - En tout cas, pour moi tu me sécurise et je vais m'assurer que je vais pouvoir me servir du podcast pour dire à mes clientes:

    « Arrête de me poser des questions, je ne l'ai pas fait encore, vas-y ! »

    - Oui, c'est ça: « Vas-y ! »

    - Les personnes me trouve tellement rayonnante qu'elles pensent que…

    - Que tu en as eu?

    - Oui, c'est ça exactement, elles sont comme: elle a tellement de flow cette fille!

    Fait que, oui!

    - C'est drôle parce que celle à qui je pense, on se voit aux quatre mois et à chaque fois, elle est comme: « y-as-tu été ? », et je suis comme « non, je regarde ! ».

    Et elle fait ses recherches de son bord, donc on s'en parle et puis…

    - Ok.

    - On se dit qu'à un moment donné…

    il y en a une des deux qui va le faire!

    - Oui. Là, la première des deux qui vient me voir, je suis prête!

    - On le fait!

    - Oh, c'est parfait! On le fait!

    - Merci, tu es fine.

    - Merci beaucoup pour ton temps, ton partage.

    - Merci à vous!

    C'est un podcast magnifique.

    C'était une première expérience pour moi et j'ai eu énormément de plaisir.

    - Merci!

    - Alors, je dis à toutes les prochaines personnes, c'est vraiment un beau moment que j'ai passé avec vous!

    - Merci!

    Merci beaucoup!

SPILL THE TEA - Le podcast

En Aout 2023, j’ai eu la chance de faire une apparition dans le Podcast de “Spill the tea - Le podcast”. Dans ce dernier, j’ai procédé à un traitement d’injection de vitamines intraveineuses sur les deux animatrices durant leur interview. Allez le visualiser et regardez-moi dans mon élément.